Posté par: domodi le 12 Avril 2006 à 22:16:43
Bonjour et bienvenue.
La maltraitance infantile, que pouvons nous en dire ? Bien plus de choses que nous ne pouvons l'imaginer. Pourquoi la maltraitance infantile ? En avez vous déjà parlé ? Pouvez vous en parler ? Voulez vous en parler ? Avons nous le droit de parler de la maltraitance ? Oui ! De toute la force de mon être, je vous crie oui... ... Pouvons nous trouver du concret dans ces discussions ? Je ne sais pas... ... Je l'espère. Vous seuls êtes maîtres de vos mots.
Dans notre société, la maltraitance sur un enfant est-elle prise en compte ? A sa mort.... oui. Pendant son calvaire... ... non. Tout ce dont le système actuel en place est capable de faire, c'est les statistiques! Compter, recompter, et encore compter. Mais un système de protection de l'enfance est en place... il est ce qu'il est. Il a ses qualités et ses défauts. Il est toujours facile de critiquer quand l'on ne fait rien... mais surtout, quand l'on ne dit rien.
Le dialogue actuel employé pour parler de la maltraitance des enfants est loin de ce qu'il devrait être dans un pays comme le notre. Pourtant, dans la maltraitance infantile, il y est écrit le mot "enfant". Que signifie ce mot pour chacun d'entre nous ? L'amour, la pureté, la fierté, la force, l'avenir... ...
Beaucoup de gens oublient ce a quoi un enfant est destiné. Beaucoup de gens se croient être les maîtres divins de l'enfant conçu. Le fait de pouvoir dire "mon fils, ma fille", ne donne pas le droit de martyriser a mort cet enfant.
Pourquoi y-a-t-il des maltraitants ? Je ne le sais pas. Les "statistiques" disent qu'un certain pourcentage de ces maltraitants ont étés maltraités avant d'être passé a l'acte, donc que... ...
Les "statistiques" disent aussi que de ces enfants maltraités, un certain pourcentage en deviendra des maltraitants.
Et voilà! Nous avons fait le tour de la question. Je suis révolté quand je vois a la télé ou dans un journal comment on peux parler de la mort horrible d'un enfant, par maltraitance. Personne ne s'appuie vraiment sur le fait de savoir pourquoi il a été maltraité et tué. Ce n'est qu'une "histoire" parmi tant d'autres, qui se doit de plonger dans l'oubli le plus rapidement possible pour faire la place a une autre histoire qui... ... Nous sommes dans un pays dit "civilisé". Le pays des droits de l'homme, des droits de la femme ... ... le pays des droits de l'enfant.
Les droits de l'homme ! Ils sont bien souvent bafoués... ...
Les droits de la femme ! Avec grande difficulté, on essaie de les appliquer ... ...
Les droits de l'enfant ! Les droits de l'enfant ... ... je le crie haut et fort... ... ils sont inexistants.
Dans quel pays vivons-nous ? Y aurait-il un quota de mort sur enfant par la maltraitance que nous pouvons atteindre annuellement sans que cela puisse nuire ?
Peut être est ce du fait qu'il y ai suffisamment de mômes qui naissent! C'est possible! Quand j'ai fait mon service militaire, ne disaient-ils pas en s'adressant a nous, qu'ils avaient droit a sept % de pertes ! ( Certitudes ancrées dans leurs esprits )
Qu'est ce que le martyr d'un gosse parmi les " problèmes des grands " La maltraitance sur enfants existe depuis toujours. C'est une vérité blessante. Je n'ai pas le pouvoir de faire cesser ce fléau, mais je possède le droit de vous en parler.
Pourquoi? C'est simple. Enfant, j'ai vécu la maltraitance. La maltraitance physique, verbale, sexuelle... ... J'ai connu la faim. Celle qui vous oblige a manger dans les poubelles... ... a manger vos propres excréments... ... La faim qui vous laisse des séquelles a vie.
J'ai connu les coups donnés avec une sauvagerie extrême par celle qui m'a mis au monde. Heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, pendant des années.
J'ai connu les "mots" qui blessent le plus profond de votre être a tout jamais. "Sale bâtard... ... Ordure ... ... pourriture... ..."
J'ai connu les privations de "savoir". Interdiction d'apprendre a l'école sous peine de me faire "bousiller" quand je rentre. Interdiction de posséder le moindre crayon ou cahier dans ce qui me servait de sac d'école, sous peine de me les faire "bouffer".
J'ai connu les privations du dialogue. Interdiction de parler avec mes frères et sœurs sous peine de me "couper" et me faire "bouffer" ma langue. Le droit de me taire. Minutes après minute, heure après heure, jour après jour, mois après mois, pendant des années, j'ai eu le droit et le devoir de faire en sorte qu'aucun son ne sorte de ma bouche. L'obligation de rester silencieux sous les coups... ...
J'ai connu les abus sexuels. Une de mes sœur a profité de la situation pour abuser de moi (attouchements)... ... Un de mes frère a profité de la situation pour me... ... violer.
Oui... ... milles fois oui... ... Voila une part infime de ce que j'ai subi étant môme. Voila une part infime de ce qu'un môme maltraité peux subir aujourd'hui.
Celle qui un jour m'a mis au monde, a tenté a plusieurs reprises de me tuer. Pourquoi m'en suis-je sorti? Je ne sais pas! Peut être la chance... ... Peut être n'a -t-elle pas eu le temps! Ne me disait-elle pas "je vais te faire crever a petit feu"... ...
Beaucoup de points de suspensions! Je sais. Ils font partie de ma vie de tous les jours. Et toujours, jusqu'à ma mort, un mot, un seul mot les accompagne... ... Pourquoi?
Peut être vous demanderez vous "pourquoi dans ce forum, il n'y a pas de page pour qu'un enfant maltraité puisse dénoncer ou appeler au secours". Je peux vous certifier que c'est inutile. Quand un môme subit la maltraitance, il n'a droit a aucune sorte de liberté. Donc, encore moins a toucher l'ordinateur familial. Je sais de quoi je parle. Dans ma jeunesse, l'ordinateur n'existait pas. A la maison, (l'autre) m'avait interdit de toucher a quoi que ce soit, si ce n'est que les ustensiles pour faire le ménage, sous peine de me "couper les mains" et de me les "faire bouffer". C'est a vous tous, adultes responsables, que je demande de combattre avec moi, la maltraitance infantile. Ensemble, nous pouvons faire reculer ce fléau L'application des textes de loi.
Tout citoyen doit informer les autorités administrative des mauvais traitements dont il peut avoir connaissance sous peine de sanction (article 434-3 et 223-6)
En conséquences:
Si vous négligez de signaler, vous vous rendez indirectement complice d'un acte délictueux. Si vous en êtes l'auteur, vous risquez des poursuites auprès des juridictions compétentes, la sanction étant aggravé dans la mesure ou vous avez autorité sur l'enfant.
Repérer les difficultés et les souffrances d'un enfant, est un acte de protection. En cas de doute, ce qui est fréquent, il est cependant indispensable de ne pas rester seul avec ses inquiétudes, il est toujours urgent d'en parler aux professionnels présent auprès de l'enfant (personnel des P.M.I., puéricultrices, assistantes sociales des CMS,éducateurs de la protection de l'enfance....) qui évalueront avec vous la situation. Dominique robin
Allo... ... enfance maltraitée. faites le 119
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