http://www.rtlinfo.be/info/ Deux hommes ont été mis en examen et écroués lundi, un Belge pour viol sur au moins cinq enfants de 9 à 12 ans et un Français pour corruption de mineurs, dans un camp naturiste du Cap d'Agde dans l' Hérault, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.
L'affaire est partie d'une plainte pour viol déposée le 13 juillet auprès du commissariat d'Agde par la mère de deux enfants séjournant dans le camping. Les enquêteurs sont d'abord remontés jusqu'à un Français de 49 ans, interpellé samedi avant d'être mis en examen lundi et écroué pour corruption de mineurs de 15 ans (sans passage à l'acte). C'est dans un deuxième temps, cette même journée de samedi, que l'enquête a conduit les policiers à s'intéresser à un Belge de 48 ans, sans lien avec le premier homme.
Un habitué du camping
"C’était un habitué, soi-disant médecin, en vacances avec son petit-fils. Cela prouve que nous avons du mal à connaître les intentions réelles des 25.000 vacanciers que nous recevons chaque année," a expliqué Olivier Oltra, directeur du camping. Selon le procureur de la République de Béziers, Patrick Mathé, les agissements présumés de cet homme concernent au moins cinq enfants, âgés de 9 à 12 ans.
Toujours prêt à garder les enfants...
Les faits se seraient produits cette année depuis juin, mais aussi en 2009. Le grand-père avait réussi à nouer des liens avec les autres parents : "Le grand-père est là avec son petit-fils, un type très sympa, très convivial, qui est toujours disponible à rendre service, et notamment pour garder les enfants si ça peut soulager les parents… ", voilà comment le décrit Bernard Poulhies, avocat des parents Escourrou. Jamais condamné jusqu'ici, l'homme, qui séjournait dans ce camp avec une amie, a été mis en examen et écroué lundi pour viol sur mineurs.
Toutes les déclarations semblent concordantes
"Les enfants ont été entendus et filmés, en présence d’un psychologue pour être sûr de leur crédibilité", a encore expliqué l'avocat. Le lendemain, ils ont été conduits à l’hôpital à Montpellier pour rencontrer le légiste. Les parents et enfants ont été entendus. "Toutes les déclarations semblent concordantes," a précisé Bernard Poulhies.