Dicton : Septembre se nomme "Le Mai de L’Automne" Bonjour,
Finalement il n'a pas plu hier à Sommières... nous avons même eu une superbe journée de mois de mai.
Pour aujourd'hui, la météo prévoit très peu de soleil dans ciel nuageux sur le littoral Méditerranéen.
Des orages pourraient éclater dans les terres.
Prévisions des températures maximales : 27° en Languedoc-Roussillon.
Je vous souhaite une excellente journée à tous
Congrès de l'eau à Montpellier (suite)
Gare au sel qui menace les nappesRAPPEL : Le « pôle Risques », à cheval sur Paca et le Languedoc-Roussillon, a l'oeil sur la qualité des eaux souterraines Gérer les risques et la vulnérabilité des territoires, c'est la spécialité du pôle de compétitivité, né à Aix-en-Provence et étendu au Languedoc-Roussillon, avec plus de 120 adhérents (entreprises, labos de recherche, établissements d'enseignement supérieur). Sa vocation ? Favoriser les technologies innovantes pour conquérir de nouveaux marchés. Des risques naturels aux risques urbains en Méditerranée, en passant par les risques industriels, les champs d'action sont multiples.
Philippe Pezard, directeur de recherche au CNRS à Montpellier, a bâti, dans ce cadre, le projet Girelle, spécialisé dans la gestion des nappes phréatiques en zone littorale.
Pour la sécurité des approvisionnements en eau, c'est essentiel, tant il est vrai que plus de 60 % de la population mondiale vit en zone côtière. Qu'observe-t-on ? Lorsque les nappes côtières sont surexploitées, du fait de l'alimentation domestique, de l'utilisation agricole, industrielle ou de l'usage lié au tourisme, la salinisation se profile dangereusement.
Le programme Girelle est une véritable stratégie de suivi du sous-sol, qui a donné lieu à un brevet français et européen. Le principe, c'est un forage, avec un chapelet d'électrodes permettant des mesures en temps réel. « Les gestionnaires des nappes peuvent ainsi voir l'évolution de la menace et agir immédiatement. » La menace n'est pas un leurre. A Palma de Majorque, aux Baléares, en moins de cinquante ans, l'eau douce est passée de 12 grammes à 23 grammes de sel par litre. « Aujourd'hui, en France, on voit de petits débuts de salinisation », constate Philippe Pezard. C'est le cas dans la plaine du Roussillon, avec un gramme par litre en période d'étiage. La nappe Astienne qui alimente aussi le sud-biterrois fait également l'objet d'une surveillance. Mieux vaut intervenir tôt car la salinisation est un phénomène très long à inverser.
En 2008, l'entreprise ImaGeau a été créée à Montpellier, à Cap Omega, pour développer les projets. « Le marché est mondial », précise Philippe Pezard, qui, sur le même principe participe au développement d'un projet de surveillance du stockage de CO2 en sous sol. L'Europe y consacre 9,6 M€. Anthony JONES
(Journal LE MIDI LIBRE Édition du jeudi 4 septembre 2008)