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21 Mai 2012 à 16:05:15*
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Auteur Fil de discussion: Ils torturaient des personnes en détresse qu’ils étaient sensés aider  (Lu 445 fois)
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dominique
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« le: 04 Septembre 2008 à 21:01:28 »


           Le tribunal correctionnel de Mons a condamné jeudi un couple originaire des Hauts-Pays, Willy Galant et Marie-Magdeleine Hosse, à un an et huit mois de prison avec sursis pendant trois ans pour des faits de traitement dégradant et d'abus de confiance commis entre juin 2002 et septembre 2003.

Les prévenus, alors à la tête d'une asbl appelée "Chez Nous", accueillaient des marginaux, des dépressifs et des alcooliques, en vue d'une resocialisation. Ces personnes, qui étaient logées dans trois immeubles insalubres à Hautrage (Saint-Ghislain), Dour et Angreau (Honnelles), devaient verser leurs revenus sur le compte de l'association et étaient maltraitées. L'asbl ne disposait pas de l'agrément requis mais travaillait avec les CPAS de la région.

A leur arrivée, les pensionnaires remettaient leur GSM et leurs papiers d'identité à M. Galant et Mme Hosse. Ils devaient s'acquitter d'un loyer de 475 à 550 euros, souvent pour une petite chambre non chauffée, et participer aux tâches ménagères. La nourriture était peu abondante et avariée.

Il arrivait aussi fréquemment que les deux responsables de l'asbl frappent, insultent ou punissent leurs locataires. Ils ont par exemple privé un dépressif de ses médicaments et confisqué ses bottines orthopédiques à un homme pour l'empêcher de s'en aller sans payer.

Le tribunal a déclaré la prévention de traitement dégradant établie, mais a par contre estimé ne disposer d'éléments de preuve que pour deux des nombreux détournements dénoncés, soit une somme de quelque 8.800 euros. Ces faits concernent uniquement Willy Galant.

Pour évaluer la peine à infliger aux intéressés, la juge a tenu compte du trouble social grave qu'ils ont causé et de leur mépris pour la propriété de personnes dont ils connaissaient l'état de détresse morale.
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