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dominique
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« le: 03 Décembre 2007 à 19:47:00 » |
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Noélanie, 8 ans, a succombé à une crise d'épilepsie. Une crise liée aux violences subies à l'école, selon ses parents. Le parquet a ouvert deux enquêtes.
Noélanie, 8 ans, est décédée le 17 novembre dernier d'une crise d'épilepsie à Cabestany, au sud de perpignan. Les semaines qui ont précédée, l'enfant adoptée, d'origine tahitienne, avait fait l'objet de persécutions, notamment des insultes racistes et des étranglements, dans la cour de son école. Selon sa famille, ses maltraitances scolaires pourraient être à l'origine des crises d'épilepsie dont la dernière a été fatale. Sa maman, Christine, Sené, 38 ans, ajoute que la petite Noélanie avait fait part de sa détresse en octobre dans une lettre à un éducateur, transmise à la direction de l'école, et qu'elle avait posté une autre lettre dans le même sens à la gendarmerie, sans en avertir ses parents. Le parquet de Perpignan a annoncé l'ouverture de deux enquêtes, a-t-on appris lundi auprès du procureur de la République. Les enquêtes porteront d'une part sur la cause du décès et sur la réalité de maltraitances à l'école, a-t-on précisé de même source. "Je sais que si je ne me défends pas, je vais mourir" La mère, qui reproche à l'école de ne pas lui avoir fait part du courrier qu'elle a reçu, ajoute que dix jours avant le décès de la fillette elle avait fait un signalement à la gendarmerie pour "négligence et non-assistance à personne en danger". Mme Sené cite également un "cahier de secrets" de la fillette, découvert il y a peu, où elle a écrit : "je sais que si je ne me défens pas je vais mourir. Ma déjà étrangler plusieurs fois. Et puis je n'arrive pas à trouver de solution (sic)".
Interrogé lundi par l'AFP, le service des écoles de la mairie de Cabestany, au sud de Perpignan, s'est déclaré "consterné". Il souligne "la tragique dimension humaine du drame", mais insiste sur le fait que "jamais pendant les vingt dernières années un cas de ce type n'avait été signalé dans les écoles de la commune, sauf pour une plainte précédente, en 2006, de la même famille, qui avait provoqué le changement d'école de Noélanie". Selon le Procureur de la République, Jean-Pierre Dreno, l'autopsie a établi qu'il n'y avait aucun lien entre le décès de la fillette et les bousculades qu'elle aurait pu subir à l'école.
TF1/LCI
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