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21 Mai 2012 à 15:33:22*
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Auteur Fil de discussion: Enfants soldat....  (Lu 276 fois)
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dominique
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« le: 10 Septembre 2007 à 14:08:50 »

Il faut mettre fin aux souffrances des dizaines de milliers d’enfants soldats qui sont utilisés dans des conflits sur l’ensemble du continent africain, et qui vivent l’horreur au quotidien : homicides, actes de torture, viols et esclavage sexuel.

P.K., aujourd’hui âgé de treize ans, a été enlevé au Libéria en 2002: «Les soldats du gouvernement sont venus et nous ont forcés à les suivre, moi et mon père. Mon père a refusé, alors ils l’ont égorgé. Ils m’ont frappé et attaché et m’ont obligé à rejoindre les combattants.»

Les enfants sont recrutés parce qu’ils sont considérés comme des instruments de guerre bon marché, aisément remplaçables et faciles à conditionner pour tuer sans appréhension ou obéir sans discuter. Ils sont souvent désignés pour effectuer les missions les plus dangereuses ou forcés de prendre part à de terribles atteintes aux droits humains, parfois contre leur propre famille ou leur entourage. On les oblige par ailleurs à porter des munitions, à trouver de la nourriture, à préparer les repas et à accomplir d'autres tâches qui ne sont pas liées au combat.


Albert avait quinze ans quand un groupe armé d’opposition l’a recruté, dans la République démocratique du Congo. «ls nous donnaient du chanvre [cannabis] et nous forçaient à tuer des gens pour nous aguerrir. Parfois, ils nous amenaient des femmes et des jeunes filles pour que nous les violions […] Si on refusait, ils nous battaient.»

Il arrive couramment que des enfants soldats soient tués, battus ou soumis à d’autres formes de tortures et de mauvais traitements, ou encore aux travaux forcés. Les filles sont violées et réduites à l’esclavage sexuel. Beaucoup de ces enfants luttent pour surmonter les séquelles physiques et psychologiques laissées par leur passé. Il leur faudra peut-être des années pour être totalement réinsérés dans la société et reprendre une vie normale.

Fabienne avait treize ans lorsque des combattants l’ont enlevée, au Burundi. Elle pense qu’il s’agissait de membres d’un groupe armé d’opposition: «Je ne sais pas combien de personnes ont eu des relations sexuelles avec moi. Un homme se présentait, puis un autre, et encore un autre, raconte-t-elle, on ne pouvait pas refuser […] Ils menaçaient de nous tuer si on s’enfuyait».

La Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant interdit le recrutement de personnes de moins de dix-huit ans et leur utilisation dans des conflits armés internes ou internationaux. Il s’agit d’un complément important à d’autres normes internationales prohibant le recours à des enfants soldats. Elle indique clairement que la participation d’enfants à des conflits est inacceptable et qu’elle ne sera pas tolérée par la communauté internationale. Les États africains qui n’ont pas encore ratifié la Charte, à l’instar de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Libéria, doivent le faire et s’appliquer à traduire les principes de ce texte dans les faits, en vue de mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats.

Par ailleurs, en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et du droit international coutumier, le recrutement d’enfants de moins de quinze ans et leur utilisation dans des hostilités constitue un crime de guerre (comme l’a réaffirmé le Tribunal spécial pour la Sierra Leone dans une décision rendue le 31 mai 2004 (en anglais)). Les États africains doivent donc veiller à ce que toute personne accusée d’un tel crime fasse l’objet d’une enquête et, si les éléments de preuve sont suffisants, à ce qu’elle soit poursuivie en justice.

Contexte

Entrée en vigueur en novembre 1999, la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant est le premier traité régional portant sur les droits fondamentaux de l'enfant. Elle interdit, par exemple, l'application de la peine de mort pour des crimes commis par des enfants ainsi que les pratiques sociales et culturelles préjudiciables à la santé, voire à la vie de l'enfant, et qui constituent une discrimination à son égard basée sur des questions de sexe ou autres. Il s’agit en outre du premier traité régional qui fixe à dix-huit ans l’âge minimum pour toute forme de recrutement et de participation à des hostilités ; la Charte renforce à ce titre les normes inscrites dans le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés.

La Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, qui vient en complément de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et de la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations unies, prend en considération les valeurs sociales et culturelles africaines et offre une protection contre les violations des droits de l'enfant en Afrique. Sa mise en œuvre est contrôlée par le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant.

Pour obtenir de plus amples informations sur la Charte et sur le Comité, veuillez consulter le site Internet de l’Union africaine : http://www.africa-union.org/


Amnesty Internationale
« Dernière édition: 10 Septembre 2007 à 14:10:39 par domodi » Journalisée

pour signaler un cas de maltraitance infantile, faites le 119. appel gratuit et anonyme.
autisme





desandrine
Invité

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« Répondre #1 le: 10 Septembre 2007 à 14:22:18 »

spectacle horifiant de l'homme dans sa conquéte du pouvoir



Journalisée
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