source:
http://www.lindependant.com/ Cette journée nationale fait partie des mesures initiées par le parlementaire de l'Aude Roland Courteau et adoptées au Sénat.
Fatigué mais satisfait, Roland Courteau ! Après trois nuits de travail, le Sénat a adopté "à l'unanimité et sous les applaudissements" sa proposition de loi, ainsi que celle venant de l'Assemblée nationale, sur les violences faites aux femmes.
Le sénateur audois dégage d'emblée "deux mesures phares" :
"D'abord, mon amendement visant à créer une Journée nationale de sensibilisation sur les violences faites aux femmes a été adopté. Ce sera le 25 novembre, qui est déjà Journée internationale de l'élimination des violences aux femmes. Plus on en parlera, plus on fera reculer ce fléau, qui provoque 184 décès par an". Seconde mesure emblématique, "mon amendement adopté à une large majorité, portant sur l'information qui sera dispensée dans tous les établissements scolaires sur l'égalité homme-femme, sur la lutte contre les préjugés sexistes, sur les violences dans les couples et envers les femmes. Il faut agir le plus en amont possible". L'Assemblée se saisira de ces deux textes lundi. "Si rien n'est changé, la loi peut être promulguée avant les vacances". Parmi les autres mesures adoptées, Roland Courteau cite "l'ordonnance de protection, la possibilité pour une femme en danger de saisir le juge des affaires familiales en urgence et de bénéficier de 4 mois de protection et d'aide matérielle, le temps de déposer plainte". Mais aussi "la création d'un délit de violence psychologique, passible de 3 à 5 ans de prison et de fortes amendes" en fonction de l'incapacité de travail ou d'atteinte morale. Et encore "la désignation d'un espace neutre pour les remises d'enfant entre conjoints séparés, la pose d'un bracelet électronique de surveillance pour les personnes condamnées à 5 ans de prison pour violences envers les femmes et la télé protection pour les victimes".Satisfait, Roland Courteau l'est. Mais il continue son combat contre un fléau "qui coûte 2,5 milliards d'euros par an à la France." Et combien de vies brisées...