source de l'information :
http://www.rtlinfo.be/info/ Ce mardi, le tribunal de 1ère instance de Bruxelles débutera l’examen d’un cas de maltraitance d’un enfant. Michèle est divorcée depuis 2003, et partage la garde de son enfant avec le père. Celui-ci a refait sa vie entre-temps et possède une villa à Lasne, où vit le couple et les deux enfants nés de cette nouvelle union.
Lorsqu’il retourne chez son père, le garçon de 9 ans est enfermé dans une sous-pente au-dessus d’un garage, séparée de la maison. "L’enfant reçoit ses repas dans sa sous-pente, dans laquelle il loge. Celle-ci est équipée de manière rudimentaire, il y a un évier qui n’est pas raccordé, il y a une toilette qui n’est pas isolée, qui est placée à côté de son lit, les lieux ne sont pas chauffés correctement…" explique l’avocat de la mère, Me Lucas Vogel, au micro de Mahé Bougard pour Bel RTL. Il qualifie les conditions dans lesquelles vit le jeune garçon de "quasi carcérales".
Déjà 5 ans de maltraitance
Cela fait 5 ans que Michèle se bat afin d’obtenir la garde principale. "On a volé une partie de son enfance à mon fils", raconte-t-elle. Sa demande ayant été rejetée en 2005, elle a fait appel, mais a été déboutée en 2007. Son avocat va plaider contre le rapport du psychologue, rendu en 2008. "En 2007, les seuls éléments dont nous disposions étaient des éléments médicaux, essentiellement les pertes de poids de l’enfant chez le père, et les médecins dénonçaient une malnutrition, mais la cour d’appel n’a eu aucun égard à ces rapports médicaux". "Maintenant, j’ai des rapports médicaux qui sont complétés par des rapports de police. Les PV décrivent les conditions d’hébergement de l’enfant chez le père, donc j’ai quand même bon espoir qu’on mette fin à l’hébergement alterné", explique Me Vogel.
La mère et son fils gardent espoir
Tout ce que peut faire Michèle, c'est apporter à son fils tout le soutien psychologique dont il a besoin en espérant un jour obtenir la garde principale: "Mon fils a énormément d’espoir que la situation change pour lui. J’essaye de le rassurer en disant que je fais beaucoup de démarches administratives, mais ça prend du temps et il doit garder confiance. Je fais tout pour essayer de changer la situation".